Appui entreprises

Souscription au capital

Ce dispositif permet aux associés de certaines sociétés de bénéficier d'une réduction de leur impôt sur le revenu égale à 25 % des sommes investies dans le capital de la société :

  • soit lors de sa constitution,
  • soit lors d'une augmentation de capital.

Les modalités d'application de cette mesure ont été modifiées pour les versements réalisés à compter du 1er janvier 2007. Ce document tient compte des aménagements apportés à ce dispositif.

Conditions

Tenant aux bénéficiaires

Ils doivent :

  • être des personnes physiques, souscrivant au capital de sociétés non cotées,
  • être domiciliés fiscalement en France,
  • prendre l'engagement de conserver les titres de sociétés pendant 5 ans.

Tenant à la société

Elle doit remplir les conditions suivantes :

  • être soumise à l'Impôt sur les sociétés (IS) dans les conditions de droit commun,
  • exercer une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière, à l'exception de la gestion de son patrimoine mobilier ou immobilier,
  • ne pas avoir ses titres admis aux négociations sur un marché réglementé français ou étranger,
  • avoir son siège social dans un état membre de la Communauté européenne ou dans un autre état partie à l'accord sur l'espace économique européen,
  • remplir les critères de la PME au sens communautaire, c'est-à-dire : employer moins de 250 salariés, et avoir un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros,
  • être détenue pour 25 % au plus par des sociétés ne répondant pas aux critères de la PME communautaire précisés ci-dessus.

Les conditions relatives à la détention du capital social et à la nature de l'activité ne s'appliquent pas pour la souscription au capital des entreprises solidaires instituées par la loi du 19 février 2001 relative à l'épargne salariale (loi de finances pour 2002).

Précision : la réduction d'impôt profite également aux personnes physiques qui souscrivent au capital d'une société intermédiaire : -remplissant les conditions d'application de cette mesure, à l'exception de celle relative à la nature de l'activité, -dès lors que cette société a pour objet social exclusif de détenir des participations dans le capital de sociétés exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole ou financière, à l'exception de la gestion de son patrimoine mobilier ou immobilier. Le montant de la réduction d'impôt est alors adapté afin de ne tenir compte que du montant des souscriptions réalisées par la société intermédiaire au capital de PME.

Portée de cette mesure

La réduction d'impôt est égale à 25 % des versements effectués jusqu'au 31 décembre 2010.
Plafond annuel pour les versements :

  • 20 000 euros (personne seule)
  • 40 000 euros (couples mariés ou pacsés - imposition commune).

Le montant maximal annuel de la réduction est donc de 5 000 euros ou 10 000 euros par an.

En cas de libération différée du capital de la SARL, la mesure de réduction d'impôt s'applique dans les mêmes conditions que pour une SA, à savoir : " la réduction d'impôt s'applique à chaque versement de libération du capital retenu dans lalimite annuelle de 20 000 euros pour une personne seule et de 40 000 euros pour un couple marié. Par suite, en cas de versements échelonnés de libération du capital sur plusieurs années, l'avantage fiscal s'applique au titre de chacune des années concernées" (réponse ministérielle publiée au JO du Sénat du 15 février 2001 p. 580).

Les versements qui excèdent le plafond annuel, peuvent bénéficier de la réduction d'impôt de 25 % sur les 4 années suivantes. La réduction d'impôt sera calculée dans la limite du plafond annuel des versements. Ainsi, la réduction totale pourra atteindre les plafonds de 100 000 ou 200 000 euros étalés sur 5 ans.

Modalités

Le contribuable doit informer la société au capital de laquelle il a souscrit au plus tard le 31 décembre de l'année de souscription qu'il souhaite bénéficier de cet avantage fiscal.

Celle-ci doit alors lui délivrer un état individuel qu'il joindra à sa déclaration de revenus mentionnant : l'objet pour lequel il est établi (application de l'article 199 terdecies-0 A du CGI), la raison, l'objet, le siège de la société, l'identité et l'adresse du souscripteur, le nombre de titres souscrits, le montant et la datede souscription, que la société remplit bien les conditions...

La société doit isoler dans un compte spécial, les titres dont la souscription ouvre droit à la réduction d'impôt et tenir ce compte jusqu'à la 5ème année suivant celle de la souscription.

A noter : en cas de création d'une société en début d'année, c'est bien la date de souscription au capital (versement des fonds) qui est retenue, et non la date de création de la société pour appliquer la réduction d'impôt. Ainsi, lorsqu'un associé verse les fonds le 20 décembre 2006, la société est créée le 15 janvier 2007, c'est sur les impôts de l'année 2006 que la réduction d'impôt sera applicable.

Précisions

Le non cumul avec d'autres avantages fiscaux liés à la créationd'entreprise

La réduction n'est pas cumulable avec :

  • la déduction des intérêts d'emprunts pour la souscription au capital d'une société nouvelle (article 83 2° quater du CGI),
  • la réduction d'impôt au titre des investissements dans les DOM (article 199 undecies du CGI),
  • les avantages fiscaux accordés aux personnes qui souscrivent au capital de sociétés finançant des oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles (article 163 septdecies du CGI),
  • la réduction d'impôt pour une souscription au capital d'une société de pêche maritime (Sofipêche) (article 163 duovicies du CGI),
  • la réduction d'impôt en faveur des souscriptions de titres de sociétés d'Outre-mer (article 199 undecies A du CGI).

Plans d'épargne

Les actions ou parts dont la souscription a ouvert droit à laréduction d'impôt ne peuvent figurer dans un Plan d'épargne en actions (PEA) ou dans un plan d'épargne salariale (plan d'épargne entreprise, plan d'épargne interentreprises ou plan partenarial d'épargne salariale).

Reprise de la réduction d'impôt

Les personnes qui ont bénéficié de la mesure, doivent conserver les titres pendant 5 ans (jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de la souscription).

Précision : la donation des titres de la société pendant cette période de 5 ans ne remet pas en cause le bénéfice de cette mesure.

Lorsque tout ou partie des titres sont cédés avant l'expiration de ce délai, il est procédé à une reprise de la totalité de la réduction d'impôt obtenue.
La société doit adresser au souscripteur et aux services fiscaux, avant le 15 février de l'année qui suit celle de la cession, un document mentionnant les informations relatives à cette opération.

La reprise n'est pas applicable en cas de licenciement, décès ou d'invalidité du contribuable.

Texte de référence

Articles 199 terdecies-0 A du CGI


Source : Agence pour la création d'entreprises