Des missions inscrites dans les documents fondateurs du GIP
Créés par l’article 21 de la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d’orientation et de programmation qui portait sur la recherche et le développement technologique de la France, le nombre de GIP n’a pas cessé de croître, embrassant progressivement les matières les plus diverses et particulièrement le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Pourquoi un GIP ?
La loi du 9 décembre 2004 portant simplification du droit stipule qu’un Groupement d’Intérêt Public est un groupement de moyens qui a pour objet de mutualiser des équipements informatiques pour favoriser de déploiement de l’administration électronique.
Comparativement à l’association ou à la société d’économie mixte, cette structure apparait comme la mieux adaptée aux besoins de développement de l’administration électronique, en raison de sa souplesse de gestion et des garanties qu’apportent la présence d’un commissaire du Gouvernement et d’un contrôleur d’Etat, et la possibilité d’un contrôle par la Cour des comptes. Par ailleurs, le système de gouvernance du GIP permet une juste représentativité des collectivités, quelle que soit leur taille, dans le processus décisionnel.
Quel objectif pour la Bourgogne ?
Moderniser l’administration, améliorer l’accès aux services publics, accompagner le mouvement de dématérialisation, mieux gérer le denier public et bénéficier d’importantes économies par l’effet de mutualisation.
Quelle mission pour le GIP e-bourgogne ?
Construire en toute indépendance et de façon collégiale une plate-forme électronique de services en ligne fournis aus usagers (particuliers, entreprises, associations) par l’ensemble des organismes publics ou privés chargés d’une mission de service public en Bourgogne.
Outil de transformation des usages dans les compétences métier des collectivités et établissement publics locaux (3 500 entités publiques en Bourgogne), le GIP e-bourgogne s’adresse aussi aux citoyens à travers les e-services qui leur sont proposés depuis le portail de chaque collectivité. Conçu conformément aux référentiels de l’administration électronique, il s’atèle à la gestion et la propagation de l’identité numérique pour permettre aux particuliers, entreprises et association une identification unique sur les différents services de la plate-forme. En liaison avec la Direction Générale de Modernisation de l’État, il embarque également la fédération d’identité, jusqu’aux solutions métier des collectivités locales.
Le GIP e-bourgogne se veut force de simplification dans la vie des entreprises et des citoyens et ambitionne une transformation en profondeur des usages numériques à travers des services innovants. Parmi ces chantiers de transformation figurent la mobilité dans le champ de l’information et du service public, les espaces numériques de travail, la géolocalisation des services publics de proximité, des espaces de travail collaboratifs et la refonte de la gestion de l’aide sociale dans une volonté de mutualisation entre les quatre départements du territoire.
Voir aussi
- L'essaimage e-bourgogne
- Le modèle e-bourgogne fait l'objet de nombreuses études et réflexions en France comme à l'Internationall
- Une volonté de mesurer l’efficacité administrative et les retours sur investissements
- L’administration électronique n’est évidemment pas une fin en soi. Elle s’impose aux administrations locales comme elle s’est imposée, il y a une dizaine d’années dans le secteur de la Banque et de l’Assurance. L’État l’a entrepris dans ses grandes administrations centrales. Dans un contexte de contraintes budgétaires et de transferts de compétences, la bonne gestion des finances publiques locales devient une ardente obligation et l’investissement sur la dépense administrative doit être évalué et mesuré.



